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Véhiculaire

L’importante diversité linguistique du continent africain, les plurilinguismes fréquents et le brassage des groupes, ont généré l’émergence de langues véhiculaires nécessaires à l’intercommunication entre des locuteurs de langues premières différentes. Une langue peut être véhiculaire au niveau d'une région (le luganda dans la région du Bouganda par exemple), d'un pays (le sango en RCA) ou de plusieurs pays frontaliers (le swahili en Afrique de l'est, le mandingue en Afrique de l’ouest). Ici encore il est difficile d’obtenir des données précises et incontestables. Le site Laval est celui qui donne la description la plus complète du panorama et de la politique linguistique dans les différents pays. Ethnologue n'utilise pas le terme véhiculaire mais parfois, de manière largement incomplète celui de L2 (langue seconde) et assez souvent une estimation du nombre de locuteurs. Parfois les sources se contredisent.. Ainsi pour le Nigéria, Laval ne cite aucune langue indigène comme véhiculaire alors que B. Caron classe le hausa comme langue véhiculaire du nord du Nigéria1. Ethnologue indique des locuteurs de langue seconde pour le hausa et le pidgin Nigérian. Laval cite le hausa comme véhiculaire au Ghana, le yoruba au Bénin. Il nous faut bien sûr décider, et nous avons retenu comme langue véhiculaire toute langue africaine que le site Laval donne comme telle, que cela soit au niveau de la région, du pays ou de plusieurs pays. Le score brut sera le nombre de pays dans lesquels la langue considérée est donnée comme véhiculaire, quelle que soit l'importance de l'aire de diffusion.

 

 

1 Dictionnaire des Langues; E.Bonvini, J. Busuttil, A. Peyraube; p 263; Quadrige/PUF, 2011. ISBN 978-2-13-056914_5.