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Nous utilisons ici les données de l'Index Translationium1 que l’on trouve sur le site de l’UNESCO. L'index publie le nombre de traductions effectuées par langue depuis 1979. Les données peuvent être analysées par pays dans lequel la traduction a eu lieu, par année durant laquelle elle a eu lieu et par sujet. Les traductions sont classées en neuf catégories : généralités et bibliographie ; philosophie et psychologie ; religion et théologie ; droit, Sciences sociales et éducation ; sciences exactes et naturelles ; sciences appliquées ; arts, jeux et sports; littérature et enfin histoire, géographie et biographie. Le site n'utilise pas systématiquement les codes ISO 693-3 mais s'en rapproche assez pour que l'utilisateur n'ait pas de problème dans l'identification de la langue concernée. Nous rencontrons cependant parfois des cas ambigus, comme l'attribution d'une traduction à une variété dialectale non décrite par Ethnologue. Par exemple l'Index Translationium indique comme source de traduction "dialectes de l'ijo du Sud-Est", dont le code pour l'index (IJS-DI) n'existe pas dans la norme ISO 693-3. Le code ISO [ijs] correspondant effectivement à l'ijo du sud-est, nous affectons les traductions de ces dialectes à l'ijo du sud-est.

L'arabe constitue un autre problème. L'index rapporte, au 23 juin 2011, 11.257 traduction à partir de l'arabe, codé (ARA) par l'Index Translationium et que nous attribuons à l'arabe standard moderne [arb] et non pas à l'arabe générique [ara] décrit par Ethnologue comme "macrolanguage". En outre 2 traductions sont reportées à partir de l'arabe marocain (ARY) et 5 à partir de l'arabe tchadien (SHU) ces dernières ayant été introduites dans les toutes dernières semaines. Si [arb], [ary] et [shu] sont bien les codes de l'arabe standard, l'arabe marocain et l'arabe tchadien (arabe shuwa) il semble surprenant qu'aucune traduction n'apparaisse dans les autres variétés d'arabe et ceci d'autant plus que la part des traductions classées dans la rubrique religion si elle est importante ne constitue pas une majorité des 11257 traductions, le tableau 6 ci-dessous précise la situation.

Le problème réside probablement dans la collecte des données. Le site fait état d'un certain nombre de partenariats, bibliothèques nationales, instituts, universités et experts mais il semble que la collecte des données se fasse sur une base déclarative ce qui autoriserait retards, déclarations approximatives, incomplètes ou absentes.

 

 

Arabe, Code Translationium

 

Standard

Marocain

Tchadien

Sujet

ARA

ARY

SHU

Sans indication.

2

0

0

Arts, Jeux, Sport

85

0

0

Sciences exactes et naturelles

64

0

0

Droit, Sciences sociales, Éducation

1015

0

0

Généralités, Bibliographie ...

28

0

0

Histoire, Géographie, Biographie

651

0

0

Littérature

4542

2

5

Philosophie, Psychologie

303

0

0

Religion, Théologie

4387

0

0

Sciences appliquées

18

0

0

 

Tableau 1 : Traductions à partir de l'arabe

 

Un autre point à examiner est celui de la zone géographique. Faut-il prendre en compte les traductions dans le monde ou seulement sur le continent africain. Par exemple, pour la seule langue espagnole (castillan [spa]), et la seule France l'index rapporte 6.454 traductions. C'est bien plus que le flux de traduction rapporté pour langues africaines les plus traduites dans le monde : groupe amazight/kabyle 86 traductions, swahili 61 traductions et amharique 58 traductions. Comparer ces données ne nous a pas semblé judicieux car cela constitue un avantage trop fort donné aux langues non africaines présentes en Afrique. Nous avons donc adopté la position suivante : lorsque nous comparons dans une même étude toutes les langues présentes en Afrique nous utilisons les données flux de traductions ayant pris place uniquement dans les pays du continent africain. Par contre lorsque les données considérées se limitent aux langues africaines nous utilisons les flux rapportés pour l'ensemble du monde. Toutes ces considérations s’appliquent aussi bien au cas des flux de traductions langues sources que langues cibles.