Foire aux questions

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ELAN (« École et langues nationales ») est une Initiative émanant de huit pays d’Afrique francophone (Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Mali, Niger, République démocratique du Congo, Sénégal) et de 4 institutions (AFD, AUF, MAE, OIF), visant la promotion de l’enseignement primaire bi-plurilingue en Afrique subsaharienne francophone articulant une langue africaine et la langue française. Chaque pays ayant une situation linguistique différente, l’objectif d’ELAN vise à appuyer de manière différenciée les plans d’actions nationaux des pays visant l’introduction progressive de l’enseignement bi-plurilingue (aménagement linguistique, expérimentation, formation de formateurs, production de matériels pédagogiques…).

La maîtrise d’ouvrage internationale de l’Initiative est assurée par l’OIF. L’organisation est présentée à la page Qui sommes-nous ?

Les bénéfices d’un enseignement bilingue sont multiples : pédagogique, linguistique, cognitif, sociopolitique et culturel.

Sur le plan pédagolinguistique, les chercheurs reconnaissent que débuter l’apprentissage des compétences de base (lecture, écriture et calcul) dans la langue première de l’enfant (ou au moins dans une langue qu’il comprend) favorise une maîtrise de la langue seconde.

Sur le plan cognitif, des recherches menées sur l’enseignement bilingue attestent que les compétences académiques acquises dans la langue première de l’apprenant peuvent faciliter l’acquisition d’autres enseignements dans la langue seconde.

Sur le plan sociopolitique et culturel, l’enseignement des langues nationales relève d’une décision politique, pouvant entraîner des changements sociaux et culturels non négligeables. Par ailleurs, sur le plan culturel, l’enseignement bilingue favorise à la fois une connaissance de la culture du pays, richesse d’une identité nationale, et une ouverture vers l’international  grâce à une bonne connaissance de la langue internationale.

La problématique de l’introduction des langues nationales dans la scolarisation est complexe : elle suppose une volonté politique inscrite dans la durée, des plans d’actions des financements correspondants, une information des familles et un processus de concertation avec les acteurs. De plus, elle nécessite un long travail d’aménagement linguistique pour traiter la question du choix des variétés des langues d’enseignement, et de l’instrumentalisation des langues sélectionnées…

Par ailleurs, de longues recherches didactiques ont été nécessaires et continuent à l’être, pour permettre de rendre efficace l’enseignement bilingue. Un dispositif de suivi-évaluation bien structuré est également indispensable pour identifier les difficultés et y remédier.